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Nos êvènements - 25e anniversaire


Nexus Santé célèbre son 25e anniversaire en organisant plusieurs événements, dont une série mensuelle de 25 idées qui ont pour but d’aider les fournisseurs de services dans leur travail.

25 choses à découvrir de la francophonie ontarienne

1) Le 25 septembre est maintenant le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes en Ontario.

La Loi sur le Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes adoptée à l'unanimité le 26 avril 2010 par l'Assemblée législative proclame le 25 septembre de chaque année comme Jour des Franco-Ontariens et des Franco-Ontariennes. Chaque année, ce jour reconnaîtra la contribution de la communauté francophone de l'Ontario à la vie culturelle, historique, sociale, économique et politique de la province.

2) 400 ans de présence française en Ontario

La présence française en Ontario remonte à presque 400 ans. Les français ont été les premiers explorateurs de la province et ont établi les premières colonies de peuplement. Ils font partie intégrale de l'histoire de l'Ontario.
L'histoire de la présence française en Ontario débute avec les explorations du jeune Étienne Brulé en 1610 et l'établissement de la première mission jésuite à Sainte-Marie-aux-Pays-des-Hurons en 1639. Les français sont les premiers européens à révéler les ressources naturelles et économiques du territoire qui deviendra l'Ontario, et à nouer des alliances avec les autochtones.

3) L'identité franco-ontarienne est le produit de trois vagues historiques d'immigration

L'identité franco-ontarienne est le produit de trois vagues historiques d'immigration. La première eut lieu au XVIIIe siècle, provenait surtout de France et s'est installée dans la région de Windsor et de Détroit, sous le régime français. La deuxième vague provenait du Québec, au XIXe siècle et XXe siècle, et s'est dirigée vers le Nord et l'Est de l'Ontario. Pendant cette période, l'Ontario était surtout britannique, et cette vague d'immigrants a souvent fondé ses villages propres ou a grossi les rangs de communautés francophones déjà existantes. La troisième vague est plus récente et provient tant du Québec que d'autres lieux du monde francophone : Haïti, Europe, Afrique, Viêt-Nam, etc. Ces immigrants s'installent surtout dans les grandes villes de l'Ontario. Ces nouveaux arrivants tendent à conserver un lien durable, grâce aux nouveaux médias, avec leur culture d'origine (québécoise, haïtienne, etc.) et la première des deux acceptions du terme Franco-Ontarien commence à s'imposer pour les inclure.

4) Nouvelle définitions inclusives des francophones en Ontario

La définition inclusive des francophones va chercher parmi les personnes dont la langue maternelle n'est pas le français ceux et celles qui ont la connaissance du français, et qui le parlent à la maison. Elle exclut toutefois les personnes parlant le français lorsque celles-ci ont identifié l'anglais comme leur langue maternelle. Cette approche repose sur la présomption que pour ces derniers, ils reçoivent leurs services dans leur langue de la part du gouvernement.

Exemples de Francophones désormais reconnus par la nouvelle définition

Elle inclut une personne née:

  • à Ottawa, dont la langue maternelle est l'arabe, parle français et anglais, et parle arabe à la maison,
  • en Russie, dont la langue maternelle est le russe, parle français et anglais, a épousé une Franco-ontarienne; ils parlent français à la maison,
  • en Haïti, dont la langue maternelle est le créole, parle français et anglais, a épousé un Haïtien; ils parlent créole, anglais et français à la maison,
  • en Espagne, dont la langue maternelle est le catalan, a vécu à Montréal, parle français et anglais, a épousé une Cubaine; ils parlent espagnol et français à la maison,
  • à Kitchener, dont la langue maternelle est l'allemand, parle français et anglais, vit en couple à Toronto; ils parlent anglais et français à la maison,
  • au Vietnam, dont la langue maternelle est le vietnamien, a vécu à Bruxelles, parle français.

5) Les Franco-Ontarien forment une communauté diverse

À l’instar de l’ensemble de la population de l’Ontario, la communauté franco-ontarienne est diverse et dynamique. Depuis de nombreuses années, elle accueille des francophones de l’Afrique, de l’Asie, du Moyen-Orient et de l’Europe. Aujourd’hui, les minorités raciales francophones représentent 10 % de la population francophone de la province.
La population francophone de l’Ontario se répartit comme suit :
41,5 % des francophones vivent dans l’Est de l’Ontario
28,7 % habitent dans le Centre de l’Ontario
22,5 % vivent dans le Nord-Est de l’Ontario
5,9 % vivent dans le Sud-Ouest de l’Ontario
1,4 % vivent dans le Nord-Ouest de l’Ontario

6) Le drapeau franco-ontarien fut dévoilé pour la première fois le 25 septembre 1975

Le drapeau franco-ontarien fut dévoilé pour la première fois le 25 septembre 1975 à l'Université de Sudbury. Depuis ce temps-là, la communauté francophone de l'Ontario l'utilise de façon soutenue comme son emblème. Il convient maintenant de le reconnaître officiellement comme emblème de cette communauté.

Le drapeau est reconnu par la loi comme emblème de la communauté francophone de l'Ontario. L'emblème de la communauté francophone de l'Ontario se compose de deux bandes verticales de couleurs différentes.
La première bande est de couleur vert moyen et comporte un lys blanc placé au milieu de la bande. La deuxième bande est de couleur blanche et comporte un trillium vert moyen placé au milieu de la bande.
Sur l'emblème, le vert représente l'été et le blanc représente l'hiver. Ensemble, les deux couleurs représentent la diversité du climat de l'Ontario. Le lys évoque la francophonie mondiale, tandis que le trillium est l'emblème floral de l'Ontario.
Image du drapeau franco-ontarien

7) Saviez-vous que plusieurs municipalités ontariennes ont une majorité francophone

Pour un nombre important de municipalités ontariennes, la proportion de francophones est majoritaire. Quelques exemples sont Hearst (la ville ontarienne qui compte le plus de Francophones en pourcentage, 89 %[9], Kapuskasing 68%, Nipissing Ouest 63%, St-Charles 71%, Clarence-Rockland 75%, Embrun 60%, Champlain 70% (Le canton de Champlain comprend les villages suivants : Aberdeen, Cassburn, Green Lane, Happy Hollow, Henrys Corners, L'Ange-Gardien, L'Orignal, Pleasant Corners, Ritchance, Riviera Estate, Sandy Hill, Springhill, Vankleek Hill, Vankleek Hill Station et Village Lanthier ), Dubreuilville 83% et Hawkesbury 70%.

8) Saviez-vous que plusieurs lois visent à garantir les droits linguistiques aux francophones ?

Malgré le fait que l'Ontario n'est pas une province officiellement bilingue, le gouvernement de l'Ontario a adopté la Loi sur les services en français en 1986. Elle désignait alors 25 endroits dans la province où les ministères provinciaux et les agences devaient fournir, localement, au moins un des services en langue française. Un endroit est désigné bilingue lorsqu'il représente au moins 5000 personnes ou 10 % du total de la population d'une communauté.
La Loi sur les services en français s'applique pour les services provinciaux seulement. Elle n'oblige pas une municipalité à offrir des services bilingues à sa population, de telles initiatives étant laissées à la discrétion de chaque municipalité.
 En Ontario, La Loi de 1986 sur les services en français fait partie d'un ensemble de dispositions légales visant à garantir les droits linguistiques des francophones. D'autres lois provinciales et fédérales garantissent des droits aux francophones, notamment au niveau provincial la Loi sur l'éducation, la Loi sur les tribunaux judiciaires, la Loi sur les services à l'enfance et à la famille, et au niveau fédéral la Loi sur les langues officielles et la Charte canadienne des droits et libertés.

9) Préserver le patrimoine culturel franco-ontarien

Saviez-vous que le préambule de la Loi sur les services en français reconnaît l’apport du patrimoine culturel de la population francophone et désire le sauvegarder pour les générations à venir.

10) Saviez-vous que la Loi sur les services en français a été modifiée en mai 2007 ?

Pour créer le Commissariat aux services en français. Placé sous la responsabilité de la ministre déléguée aux affaires francophones mais indépendant de l'Office des Affaires Francophones, il traite les plaintes relatives à la Loi sur les services en français, mène des enquêtes pour assurer son respect, et soumet chaque année un rapport à la ministre qui est présenté à l'Assemblée législative.

11) Connaissez-vous les régions désignées bilingues en Ontario?

La Loi sur les services en français garantit le droit de recevoir des services en français du gouvernement provincial dans les bureaux gouvernementaux situés dans les régions désignées de la province.
Il y a actuellement 25 régions désignées sous la LSF. Pour obtenir sa désignation, une région doit en principe compter au moins 10 % de francophones ou dans les centres urbains, 5000 francophones. Voici les 25 régions désignées

  • Cité de Toronto : la totalité
  • Cité de Hamilton : la totalité de la cité de Hamilton telle qu'elle existe le 31 décembre 2000
  • Municipalité régionale de Niagara : les cités de Port Colborne et Welland
  • Ville d'Ottawa : la totalité
  • Municipalité régionale de Peel : la cité de Mississauga, la cité de Brampton
  • Ville du Grand Sudbury : la totalité
  • Comté de Dundas : le canton de Winchester
  • Comté d'Essex : la cité de Windsor; les villes de : Belle River et Tecumseh : les cantons de : Anderdon, Colchester North, Maidstone, Sandwich South, Sandwich West, Tilbury North, Tilbury West et Rochester
  • Comté de Glengarry : la totalité
  • Comté de Kent : la ville de Tilbury; les cantons de : Dover et Tilbury East
  • Comté de Prescott : la totalité
  • Comté de Renfrew : la cité de Pembroke; les cantons de : Stafford et Westmeath
  • Comté de Russell : la totalité
  • Comté de Simcoe : la ville de Penetanguishene; les cantons de Tiny et Essa
  • Comté de Stormont : la totalité
  • District d'Algoma : la totalité
  • District de Cochrane : la totalité
  • District de Kenora : le canton d'Ignace
  • District de Nipissing : la totalité
  • District de Sudbury : la totalité
  • District de Thunder Bay : les villes de Geraldton, Longlac et Marathon; les cantons de Manitouwadge, Beardmore, Nakina et Terrace Bay
  • District de Timiskaming : la totalité
  • Comté de Middlesex : la ville de London
  • District de Parry Sound : municipalité de Callander
  • Comté de Frontenac : la ville de Kingston

12) Plaques d’immatriculation en français en Ontario

Saviez-vous que depuis mai 2008, les résidents de l'Ontario peuvent maintenant afficher fièrement l'emblème franco-ontarien sur les plaques d'immatriculation en français. La nouvelle plaque graphique est disponible dans les Bureaux d'immatriculation et de délivrance des permis de conduire, ainsi que dans les centres ServiceOntario de la province. Il en coûtera 77,75 $ pour se la procurer.
Les plaques d'immatriculation avec le drapeau franco-ontarien sont disponibles depuis juin 2003 mais seulement avec le slogan en anglais « Yours to discover ». En mai 2008, il a été possible d'obtenir le slogan français « Tant à découvrir » sur les plaques standard. Il est maintenant possible de combiner, sur une même plaque, le drapeau franco-ontarien et le slogan en français.

13) Saviez-vous que la francophonie ontarienne possède plusieurs médias privés, publiques et communautaires?

Journaux

L'Ontario a un quotidien francophone, le journal Le Droit d'Ottawa. Il y a 17 autres communautés ontariennes qui ont un hebdomadaire francophone, parmi les principaux, on retrouve L'Express à Toronto, Le Métropolitain de Toronto, Le Voyageur de Sudbury, L'Action de London-Sarnia, Le Rempart de la région de Windsor, Le Journal de Cornwall dans l'Est ontarien, ainsi que le journal Les Nouvelles de Timmins et le journal Le Nord à Hearst. Liste des journaux communautaire en Ontario http://apf.ca/index.cfm?M=2437&Repertoire_No=2137988666&Voir=menu
Il existe aussi quatre journaux étudiants publiés dans les universités et collèges franco-ontariens dont La Rotonde, journal francophone de l'Université d'Ottawa, Protem, le journal bilingue du Collège Glendon, L'Orignal déchaîné de l'Université Laurentienne et le SagaCité de la Cité Collégiale.

Télévision

La télévision la plus directement liée aux Franco-ontariens est sûrement la chaîne TFO, qui est publique et gérée par le gouvernement de l'Ontario. TFO possède des transmetteurs dans 18 communautés de la province, mais n'est disponible que sur le câble. En 2003, TFO a produit son premier téléroman franco-ontarien, FranCoeur. TFO diffuse aussi au Nouveau-Brunswick et au Québec.
La société Radio-Canada possède trois stations affiliées en Ontario: CBOFT à Ottawa, CBLFT à Toronto et CBEFT à Windsor.  Ces stations diffusent à travers la province et propose la même programmation, à l'exception des nouvelles locales. La station CBOFT d'Ottawa-Gatineau s'occupe de toutes les nouvelles ontariennes. La télévision Rogers est aussi un poste de télévision communautaire important à Ottawa.
TVA, TV5 et RDI sont disponibles sur tous les réseaux câblés ontariens et les stations sont mandatées par le CRTC pour être diffusées par toutes les compagnies canadiennes de câble. Lorsqu'il y a une demande suffisante pour d'autres stations en français, les compagnies de câble peuvent également offrir TQS, MusiquePlus et RDS à leur population. Ces stations n'ont qu'un statut discrétionnaire à l'extérieur du Québec et du Nouveau-Brunswick.

Radio

Pour ce qui est de la radio, la communauté franco-ontarienne est servie principalement par le service de radio de Radio-Canada, La Première Chaine Les stations de radio sont situées à Ottawa, Toronto et Sudbury et diffusent dans toute la province. Espace Musique, la chaîne culturelle de Radio-Canada, diffuse seulement à Ottawa, Toronto, Sudbury, Windsor et Paris.
Le nord de l’Ontario est desservi par les radios commerciales francophones de Le5 Communications propriété de l’avocat franco-ontarien Paul Lefebvre. Les stations Le Loup FM 98,9 Sudbury (CHYC FM) et Le Loup FM 104,1 Timmins (CHYK FM) avec 2 retransmetteurs CHYX FM 93,7 à Kapuskasing et CHYK-FM2 92,9 à Hearst. Le réseau rejoindrait environ 100 000 auditeurs des 220 000 en mesure de syntoniser les stations. Une radio communautaire de Chapleau, CHAP FM 95,9, rediffuse de façon intégrale CHYC FM Sudbury; elle est propriété de Formation Plus, une formation éducative à Chapleau.
Il existe aussi des stations de radios à but non lucratif dans plusieurs communautés. Parmi celles-ci, CFRH à Penetanguishene, CINN à Hearst, CKGN à Kapuskasing, CHOD à Cornwall, CFDN à North Bay et CHOQ à Toronto. Listes des 7 radios communautaires en Ontario http://microontario.ca/index.php?option=com_content&task=view&id=15&Itemid=28

14) Connaissez-vous ces Ontariens Francophones célèbres ?

15) L’Affaire Montfort

L'hôpital Montfort est le seul hôpital de langue française de la ville d'Ottawa, en Ontario. Il est aussi un des seuls hôpitaux francophones dans toute la province de l'Ontario. De plus, il s'agit du seul hôpital universitaire francophone à l'Ouest du Québec. Il est nommé en l'honneur de saint Louis-Marie Grignion de Montfort.
Le gouvernement conservateur de Mike Harris avait menacé de fermer cette institution franco-ontarienne à la fin des années 1990.
La forte mobilisation du mouvement SOS Montfort dont la pétition avait récolté un grand nombre de signatures, avait à l'époque permis de garder l'hôpital ouvert en conservant sa spécificité bilingue. Ainsi les patients franco-ontariens peuvent se faire soigner dans leur langue maternelle.
C'est la Cour d'appel de l'Ontario qui a donné raison au mouvement et empêché le gouvernement de fermer l'hôpital. En 2005, le gouvernement libéral de Dalton McGuinty a investi pour doubler la capacité de l'hôpital.

16) Le règlement 17 : un événement sombre dans la mémoire collective des Franco-Ontariens

Le règlement 17 est un règlement du ministère de l'éducation de l'Ontario, adopté en 1912 par le gouvernement conservateur du premier ministre sir James P. Whitney[1]. Le règlement limite l'usage du français « comme langue d'enseignement et de communication » dans les écoles bilingues des réseaux publics et séparés.
La mesure est vivement combattue par les Canadiens français, où qu'ils habitent au Canada ou aux États-Unis. Le journaliste québécois Henri Bourassa dénonce les visées de ceux qu'il appelle « les Prussiens de l'Ontario ».
Les Franco-Ontariens se sont vigoureusement opposés à cette initiative, particulièrement dans la capitale fédérale Ottawa où l'École Guigues était au centre d'une controverse. En 1915, le gouvernement provincial de Sir William Hearst a remplacé la commission scolaire d'Ottawa par une commission nommée par le gouvernement. Après plusieurs années de résistance, la directive n'avait jamais pu être totalement appliquée.
Le règlement a par la suite été abrogé en 1927 par le gouvernement de Howard Ferguson. Ferguson était lui-même un opposant au bilinguisme, mais a abrogé cette loi parce qu'il avait besoin de former une alliance avec le premier ministre du Québec de l'époque, Louis-Alexandre Taschereau, contre le gouvernement fédéral. Le gouvernement conservateur a, à contrecœur, reconnu les écoles bilingues mais cette loi a détérioré les relations entre l'Ontario et le Québec pendant de nombreuses années et le règlement 17 est toujours un événement sombre dans la mémoire collective des Franco-Ontariens d'aujourd'hui.

17) Si vous désirez servir les Francophones en Ontario vous devrez :

Démontrer de la souplesse, de la flexibilité et de l’innovation dans le choix du modèle de services que vous adopterez. Une copie conforme des services que vous offrez en anglais a une forte chance d’échec.

18) Saviez-vous que les francophones appartiennent à différentes confessions, telles que les suivantes :

Christianisme, islamisme, bouddhisme, taoïsme, confucianisme, religions traditionnelles africaines et antillaises.

19) Connaissez-vous l’annuaire Franco-Ontarien?

Vous pouvez consulter l’annuaire franco-ontarien sur le site de l’office des affaires francophones de l’Ontario. Au lien suivant : http://www.apps.ofa.gov.on.ca/annuaire/search.aspx Vous y trouverez les coordonnées de milliers d’organismes qui œuvrent au sein des communautés francophone de l’Ontario et ce, dans plusieurs domaines de la vie civique (agriculture, sports et loisirs, organisme de femmes, jeunes, ainé(es), garderies, écoles, services de santé, services sociaux, immigration  etc.)

20) Trois discours dans la communauté francophone

Dans les communautés francophones, trois discours se font concurrence. Chacun propose des valeurs, une idéologie et une perception qui lui sont propres.

  • Discours traditionnel : Les Anglais sont les ennemis; on ne peut pas leur faire confiance. Stratégie : survie/ hypervigilance/ ne pas se mêler à eux (rester entre nous).
  • Discours moderne : Nous avons des droits qui doivent être respectés. Stratégie : recourir aux tribunaux/ à la confrontation/ à la revendication (nous voulons que nos institutions préservent notre langue).
  • Discours mondial : La langue est un atout. Stratégie : promouvoir la valeur ajoutée de la langue sur le plan économique / l’utiliser pour soutenir la croissance de nos institutions et l’économie locale.

Source : Marcel Grimard - L'Association des communautés francophones de l'Ontario de Toronto: de la chanson a l'action - Francophonies d'Amérique 18:1 (2004) 149-155

21) Offrir activement des services en français signifie :

Répondre au téléphone, aux courriels, etc., en français.
Enregistrer un message en français sur le système de messagerie vocale.
Accueillir les gens en français.
Avoir un affichage bilingue.
Mettre la documentation en français bien en vue.
Identifier clairement le personnel francophone.
Identifier clairement le kiosque ou la file pour obtenir des services en français.
Planifier l’horaire des repas et des pauses de sorte qu’il y ait du personnel francophone disponible en tout temps.

 22) Engagement civique au sein de la communauté francophone

Nouvelle étude de Maurice Lévesque, Ph.D., Sociologie et Anthropologie, et Nathalie Burlone, Ph.D., Émilie Boyer. Participation citoyenne, francophonie minoritaire et gouvernance des services de santé: les conceptions des acteurs, Université d’Ottawa, 2010.

À la question : « Lorsque je pense à la participation citoyenne dans le contexte de la santé en français en milieu minoritaire, je pense à »: les réponses étaient :
À la gouvernance et à l’engagement
À la mobilisation
Aux conditions et aux modalités de réussite
À respecter les conditions du terrain
À la valorisation et au renforcement des capacités
À l’identité et à l’appartenance
À l’inclusion linguistique et à la diversité

23) La violence symbolique, une cause d’assimilation

La violence symbolique est l’action posée par le groupe linguistique dominant pour forcer la minorité linguistique à parler la langue dominante. Cette violence symbolique, selon Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron, s'exerce avec le consentement implicite des dominés, car ceux-ci ne disposent, pour penser cette domination, que des catégories de pensée des dominants. La violence symbolique exerce la fonction d'un maintien de l'ordre, sans que le sujet qui l'exerce s'en aperçoive consciemment.

Au sein de la francophonie minoritaire au Canada, elle s’est historiquement manifestée par les exemples suivants :

Je ne comprends pas le français;
il est impoli de parler français quand les autres ne le parlent pas!
Nous sommes dans un environnement anglophone; s.v.p. abstenez-vous de parler français.
Je ne parle que le français parisien; je ne comprends pas le français canadien.
Pourquoi demandez-vous des services en français? Vous ne parlez-pas anglais?
Pourquoi offrir des services en français lorsque vous êtes à peine 4.8% de la population?

24) L’oppression intériorisée : Une autre cause de l’assimilation des francophones

 « L’oppression externe est l’exercice injustifié de l’autorité et du pouvoir d’un groupe sur un autre. Cela comprend d’imposer les croyances, les valeurs et le style de vie d’un groupe à un autre groupe. L’oppression externe devient de l’oppression intériorisée lorsque nous en venons à croire et à agir comme si les croyances, les valeurs et le style de vie de l’oppresseur étaient la réalité. L’oppression intériorisée peut également se définir comme la « haine de soi-même » ou le « racisme intériorisé ». L’oppression intériorisée se traduit par la honte et le désaveu de sa réalité individuelle et culturelle.
En Francophonie elle se caractérise par :

Un malaise d’être francophone.
Un désir de ne plus appartenir à cette communauté.
Ne pas afficher sa différence.
Crainte de soulever la colère des autres.
La peur de ne pas obtenir de services.
La peur de perdre ses acquis et sa crédibilité.
La crainte d’être perçue comme une « chialeuse ».
La peur que plus personne n’écoute si on parle en français.
L’acceptation passive de l’assimilation.
Faire semblant d’appartenir au groupe majoritaire pour en avoir les privilèges
Considérer que les services en anglais sont meilleurs que les services en français.

Source :
FAIRE LE PONT > MIEUX COMPRENDRE LES SERVICES EN FRANÇAIS EN ONTARIO
http://francofemmes.org/aocvf/documents/faire_le_pont_guide_fr.pdf

Référence : Traduction libre. Women’s Rural Advocacy Programs. Internalized Oppression. Page
consultée le 18 novembre 2008. URL: http://www.letswrap.com/nadvinfo/internal.htm
3 Pour en connaître davantage sur l’oppression intériorisée, consultez : Sirois,
Ghislaine. 1999. Y a-t-il oppression des femmes francophones ? Ottawa. Action ontarienne contre la violence faite aux femmes.

25) Connaissez-vous l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO)?

L'organisme principal de la communauté franco-ontarienne est l'AFO, une nouvelle assemblée depuis 2006, qui sert comme point de ralliement de la communauté franco-ontarienne.L’Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) est un organisme provincial sans but lucratif. L’AFO concerte la collectivité francophone de la province pour remplir son mandat de voix politique de l’Ontario français. Les membres de l’AFO constituent des organismes des secteurs variés de la francophonie ontarienne. http://afo.franco.ca