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Une représentation illustrée de la session
par
Sara Heppner-Waldston de Painter-Girl.com.
Invités
Lise Girard
Conseillère principale en gestion, Renouvellement
des soins de santé, ministère de la Santé
et du Mieux-être du Nouveau-Brunswick
Citation :
" La langue et la culture sont
incontournables dans les services de santé et deviennent
un déterminant de la santé. "
[Présentation]
M. Paul
J. A. Chaput
Président de Creative Consulting
Membre du Conseil d'administration, Centre ontarien d'information
en prévention
M. Antoine
Dérose
Conseiller de projets, Politiques, éducation et
promotion de la santé, au Centre de toxicomanie et
de santé mentale
Citation :
" Nous avons besoin d'argent pour
aller chercher de l'argent! "
[Présentation]
Résumé de séance
Dans le contexte du sujet, « L'accès
aux services à lui seul ne suffit pas, solutions pour
les collectivités francophones » deux approches
de développement de services en français ont
été présentées à cette
table ronde.
L'allocution d'Antoine Dérose du
Centre de toxicomanie et de santé mentale s'est penché
sur les problématiques de développement des
services en français qui font fi non seulement des
besoins réels des groupes ethno-culturelles francophones
mais aussi de leur existence statistique au sein des communautés
francophones.
En considérant seulement les francophones
qui ont le français comme langue maternelle, les statistiques
indiquant le nombre de francophones ayant droit aux services
en français sont éronnés au départ.
L'accès aux ressources est par conséquent alloué
sur des évaluations de besoins qui ne correspondent
pas à la réalité.
En 1999, seulement 4% des organismes communautaires
ethnoculturels de langue française recoivent du financement
pour leurs services en français. Afin d'agir davantage
en amont, selon Monsieur Dérose, il est primordial
de commencer à investir dans le développement
des capacités des organisations ethnoculturelles francophones.
Il faut les outiller à mieux rencontrer les critères
gouvernementaux face aux financement, et par conséquent
permettre à ces communautés d'être davantage
engagées dans l'élaboration des services qui
les concernent.
Il faut réussir à développer
des services qui tiennent compte de la dimension culturelle
de chacun. Selon Monsieur Dérose, il y a accès
quand :
« Les bénéficiaires
de services peuvent profiter des services sans perdre quoi
que ce soit lorsqu'ils entrent en contact avec l'institution
qui les déssert. Cela signifie qu'on les encourage
à amener avec eux la langue dans laquelle ils communiquent
avec aisance et compétence (le français) et
autres composantes importantes de leur culture. Le processus
de guérison et d'amélioration de la santé
est capable de puiser dans les forces issues des systèmes
de foi et de croyance présents dans ces communautés.
Cela exige également que le personnel et les professionnels
désignés soient bien préparés
et formés pour voir et servir la personne dans son
intégralité quand ils sont en présence
de membres des groupes désignés. »
Madame Lise Girard du ministère de
la santé et du mieux-être du Nouveau-Brunswick
pour sa part, a davantage présenté le développement
des services en français dans un contexte systémique
en s'inspirant de l'exemple de l'établissement des
réseaux francophones de santé dans les communautés
minoritaires canadiennes.
Un des principes de base principal pour
le développement des services en français selon
cette approche est la gouvernance par les francophones des
services qui leur sont destinés basés sur les
déterminants de la santé qui affectent leurs
problématiques.
Même si nous avons très peu
de données sur l'état de santé des francophones
en situation minoritaire, nous savons que la langue est un
important déterminant de la santé. Nous pouvons
ainsi supposer que les francophones en situation minoritaire
sont en moins bonne santé que la moyenne canadienne
considérant que 55% d'entres eux ont peu ou pas accès
à des services de santé dans leur langue.
« 99% des ressources sont alloués
à l'accès aux systèmes de santé
qui a 11% de l'impact sur la santé. » En
fait, « sur le 43% de l'impact qu'à les habitudes
de vie sur la santé, nous pouvons conclure que l'influence
des déterminants de la santé sociaux (l'emploi,
réseaux de soutien social, l'éducation) jouent
un grand rôle dans cette dynamique. » ce qui
supporterait une approche de développement des services
davantage axée sur les principes de la promotion de
la santé; « renforcer le potentiel des personnes,
soutenir le développement des communautés, participer
aux actions intersectorielles favorisant la santé,
soutenir les groupes vulnérables, encourager le recours
aux pratiques cliniques préventives efficaces.
»
Les conditions gagnantes de l'accès
accru aux services de santé en français reposent
sur l'implication des communautés dans l'identification
des besoins, la souplesse, et l' innovation dans le choix
du modèle de services, l'accès à de l'information
stratégique et politique sur le système, l'obtention
d'un soutien financier, technologique et professionnel dans
la mise en place des services et d'une approche de partenariats
égaux.
Sur ce dernier point, l'établissement
des réseaux de santé francophones en situation
minoritaire à travers le pays est basé sur l'importance
d'amener à la table de discussion les cinq partenaires
principaux d'un partenariat efficace selon L'Organisation
mondiale de la Santé; les décideurs politiques;
les gestionnaires de la santé ; les professionnels
de la santé; les institutions académiques et
les communautés.
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