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Accueil - Nos êvènements - Agir en amont ensemble - Reportage web 2 - Dialogues concurrents de la matinée
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22 février 2006, Dialogues concurrents de la matinée

4A – L’accès à lui seul ne suffit pas : solutions pour les collectivités francophones

(Cliquez sur l'image pour un agrandissement)

Une représentation illustrée de la session par
Sara Heppner-Waldston de Painter-Girl.com.

 

Invités

Lise Girard
Conseillère principale en gestion, Renouvellement des soins de santé, ministère de la Santé et du Mieux-être du Nouveau-Brunswick

Citation :

" La langue et la culture sont incontournables dans les services de santé et deviennent un déterminant de la santé. "

[Présentation]

M. Paul J. A. Chaput
Président de Creative Consulting
Membre du Conseil d'administration, Centre ontarien d'information en prévention

M. Antoine Dérose
Conseiller de projets, Politiques, éducation et promotion de la santé, au Centre de toxicomanie et de santé mentale

Citation :

" Nous avons besoin d'argent pour aller chercher de l'argent! "

[Présentation]

 

Résumé de séance

Dans le contexte du sujet, « L'accès aux services à lui seul ne suffit pas, solutions pour les collectivités francophones » deux approches de développement de services en français ont été présentées à cette table ronde.

L'allocution d'Antoine Dérose du Centre de toxicomanie et de santé mentale s'est penché sur les problématiques de développement des services en français qui font fi non seulement des besoins réels des groupes ethno-culturelles francophones mais aussi de leur existence statistique au sein des communautés francophones.

En considérant seulement les francophones qui ont le français comme langue maternelle, les statistiques indiquant le nombre de francophones ayant droit aux services en français sont éronnés au départ. L'accès aux ressources est par conséquent alloué sur des évaluations de besoins qui ne correspondent pas à la réalité.

En 1999, seulement 4% des organismes communautaires ethnoculturels de langue française recoivent du financement pour leurs services en français. Afin d'agir davantage en amont, selon Monsieur Dérose, il est primordial de commencer à investir dans le développement des capacités des organisations ethnoculturelles francophones. Il faut les outiller à mieux rencontrer les critères gouvernementaux face aux financement, et par conséquent permettre à ces communautés d'être davantage engagées dans l'élaboration des services qui les concernent.

Il faut réussir à développer des services qui tiennent compte de la dimension culturelle de chacun. Selon Monsieur Dérose, il y a accès quand :

« Les bénéficiaires de services peuvent profiter des services sans perdre quoi que ce soit lorsqu'ils entrent en contact avec l'institution qui les déssert. Cela signifie qu'on les encourage à amener avec eux la langue dans laquelle ils communiquent avec aisance et compétence (le français) et autres composantes importantes de leur culture. Le processus de guérison et d'amélioration de la santé est capable de puiser dans les forces issues des systèmes de foi et de croyance présents dans ces communautés. Cela exige également que le personnel et les professionnels désignés soient bien préparés et formés pour voir et servir la personne dans son intégralité quand ils sont en présence de membres des groupes désignés. »

Madame Lise Girard du ministère de la santé et du mieux-être du Nouveau-Brunswick pour sa part, a davantage présenté le développement des services en français dans un contexte systémique en s'inspirant de l'exemple de l'établissement des réseaux francophones de santé dans les communautés minoritaires canadiennes.

Un des principes de base principal pour le développement des services en français selon cette approche est la gouvernance par les francophones des services qui leur sont destinés basés sur les déterminants de la santé qui affectent leurs problématiques.

Même si nous avons très peu de données sur l'état de santé des francophones en situation minoritaire, nous savons que la langue est un important déterminant de la santé. Nous pouvons ainsi supposer que les francophones en situation minoritaire sont en moins bonne santé que la moyenne canadienne considérant que 55% d'entres eux ont peu ou pas accès à des services de santé dans leur langue.

« 99% des ressources sont alloués à l'accès aux systèmes de santé qui a 11% de l'impact sur la santé. » En fait, « sur le 43% de l'impact qu'à les habitudes de vie sur la santé, nous pouvons conclure que l'influence des déterminants de la santé sociaux (l'emploi, réseaux de soutien social, l'éducation) jouent un grand rôle dans cette dynamique. » ce qui supporterait une approche de développement des services davantage axée sur les principes de la promotion de la santé; « renforcer le potentiel des personnes, soutenir le développement des communautés, participer aux actions intersectorielles favorisant la santé, soutenir les groupes vulnérables, encourager le recours aux pratiques cliniques préventives efficaces. »

Les conditions gagnantes de l'accès accru aux services de santé en français reposent sur l'implication des communautés dans l'identification des besoins, la souplesse, et l' innovation dans le choix du modèle de services, l'accès à de l'information stratégique et politique sur le système, l'obtention d'un soutien financier, technologique et professionnel dans la mise en place des services et d'une approche de partenariats égaux.

Sur ce dernier point, l'établissement des réseaux de santé francophones en situation minoritaire à travers le pays est basé sur l'importance d'amener à la table de discussion les cinq partenaires principaux d'un partenariat efficace selon L'Organisation mondiale de la Santé; les décideurs politiques; les gestionnaires de la santé ; les professionnels de la santé; les institutions académiques et les communautés.

 

 
 
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