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Invités
Amanuel
Melles
Directeur du développement des capacités
organisationnelles, Centraide du Grand Toronto
M. Ronald
Colman
Fondateur et directeur général, GPI Atlantic
Citation :
" Nous avons besoin d'infiltrer
les silos en rendant le gouvernement responsable non seulement
pour le capital manufacturé ou produit mais également
pour notre capital humain et social ainsi que pour notre
capital naturel. "
Carla
Palmer
Directrice générale du centre de santé
communautaire de Barrie
Citation :
" Pour des partenariats soutenables,
nous avons besoin de gérer une approche basée
sur la mise en correspondance stratégique équilibrée
- nous avons besoin de ressources, nous avons besoin d'apprentissage
et de croissance, nous avons besoin de processus internes
et d'un énoncé de principes mesurable. "
Résumé de séance
Selon Carla Palmer, les partenariats - qu'ils
soient avec l'extérieur ou au sein de l'organisme -
sont importants pour se tenir au courant de ce qui se passe
dans l'autre organisme ou dans une autre partie d'un même
organisme. Parfois, il peut y avoir conflit sur le plan culturel.
Méthode
du tableau de bord prospectif - doit être utilisée
dans des situations appropriées. Elle est utilisée
par le ministère de la Santé et les RLISS.
Elle permet d'examiner l'apprentissage et la croissance,
la culture, les valeurs et les processus internes et de
quantifier les résultats. Dans un certain sens, elle
peut influencer le mode de pensée.
Ronald Colman s'est appuyé sur deux
situations mentionnées par Charles Pascal auxquelles
les décideurs font face : le
« durcissement des catégories » et les
« politiques à court terme ». Nos structures
politiques favorisent le cloisonnement, notamment par les
subventions.
À
un niveau plus poussé, comment rendons-nous nos gouvernements
responsables? Actuellement, nous disposons d'un seul indicateur
: la croissance - ou non - de l'économie.
Aussi longtemps
que nous ne prendrons en compte qu'un seul indicateur, nous
passerons à côté de tous les autres
indicateurs de la santé de notre société
: éducation, contexte social, environnement.
R. Colman suggère
d' « infiltrer » ces cloisons, plutôt
que de les « faire tomber ». Il faut commencer
au niveau des gens et s'infiltrer subversivement par un
exercice d'influences.
Développer
une série intégrée de comptes rendus
sur la santé de la population : capital humain, capital
social et capital naturel.
Nous devons utiliser
ce langage avec le ministère des Finances. Par exemple,
dans notre rapport sur le coût des maladies chronique
en Nouvelle-Écosse, nous avons examiné le
poids économique de la maladie et créé
une base de données. Dans cette province, les maladies
chroniques coûtent trois milliards par année
à l'économie, dont 60 % en perte de productivité
et 40 % en dépenses directes de soins de santé.
Le travail non
rémunéré n'apparaît nulle part
dans le PIB (notre mesure du progrès).
Utiliser le langage
« économique » ou « financier »
pour décrire notre société constitue
un outil ou une stratégie. Autrement, nos idées
pourraient devenir dangereuses si elles étaient reprises
par d'autres programmes.
Les coûts
liés à la santé deviennent incontrôlables.
Nous pouvons défendre la promotion de la santé
en montrant que le fait ne pas investir dans ce domaine
n'est pas une bonne décision d'affaires
et
attirer soudainement leur attention.
Roy Romanow a proposé
une formule pour dépenser davantage d'argent (du
côté de l'offre). Il n'a pas regardé
du côté de la demande. Nous devons faire tomber
nos propres cloisons. Si nous nous tournons vers la demande,
ils seront intéressés.
« La promotion
de la santé est un investissement judicieux »
, a déclaré la veille le ministre de la Promotion
de la santé.
Faire tomber nos propres cloisons
C'est
la partie la plus angoissante. Nous devons procéder
à une évaluation hors de notre zone de
confort, en chiffrant tout spécialement combien
sont affectés.
Commencer par nous-mêmes
Bien
comprendre la position et le raisonnement des autres.
Qui est laissé
pour compte?
Quel est leur langage?
Devenir beaucoup
plus incisifs politiquement pour engager la responsabilité
des gouvernements. Actuellement, personne ne nous demande
: « Si vous étiez élu(e), que feriez-vous
pour combattre un taux d'obésité croissant?
». Personne ne demande non plus aux politiciens en
place : « Depuis votre élection,
»
(pensez à des exemples).
Changer de dialogue, changer de paradigme.
On ne peut pas modifier rapidement la trajectoire d'un grand
paquebot mais, petit à petit, on peut apporter des
corrections et réaliser qu'on change de cap. La responsabilité
constitue la pierre d'achoppement : il faut changer le dialogue
et adapter le langage!
Conseils pour travailler avec le secteur
privé
Ce sont les valeurs qui nous unissent. «
Garantie des moyens d'existence, air pur, eau propre, populations
en santé. » De nos jours, la responsabilité
sociale est très populaire dans le secteur privé.
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