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Accueil - Nos êvènements - Agir en amont ensemble - Reportage web 2 - Discours d’ouverture de la séance plénière
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22 février 2006, Discours d’ouverture de la séance plénière

3A – Cesser de travailler en vase clos : le besoin pressant de partenariats


Invités

Amanuel Melles
Directeur du développement des capacités organisationnelles, Centraide du Grand Toronto

M. Ronald Colman
Fondateur et directeur général, GPI Atlantic

Citation :

" Nous avons besoin d'infiltrer les silos en rendant le gouvernement responsable non seulement pour le capital manufacturé ou produit mais également pour notre capital humain et social ainsi que pour notre capital naturel. "

Carla Palmer
Directrice générale du centre de santé communautaire de Barrie

Citation :

" Pour des partenariats soutenables, nous avons besoin de gérer une approche basée sur la mise en correspondance stratégique équilibrée - nous avons besoin de ressources, nous avons besoin d'apprentissage et de croissance, nous avons besoin de processus internes et d'un énoncé de principes mesurable. "

 

Résumé de séance

Selon Carla Palmer, les partenariats - qu'ils soient avec l'extérieur ou au sein de l'organisme - sont importants pour se tenir au courant de ce qui se passe dans l'autre organisme ou dans une autre partie d'un même organisme. Parfois, il peut y avoir conflit sur le plan culturel.

Méthode du tableau de bord prospectif - doit être utilisée dans des situations appropriées. Elle est utilisée par le ministère de la Santé et les RLISS. Elle permet d'examiner l'apprentissage et la croissance, la culture, les valeurs et les processus internes et de quantifier les résultats. Dans un certain sens, elle peut influencer le mode de pensée.

Ronald Colman s'est appuyé sur deux situations mentionnées par Charles Pascal auxquelles les décideurs font face : le
« durcissement des catégories » et les « politiques à court terme ». Nos structures politiques favorisent le cloisonnement, notamment par les subventions.

À un niveau plus poussé, comment rendons-nous nos gouvernements responsables? Actuellement, nous disposons d'un seul indicateur : la croissance - ou non - de l'économie.
Aussi longtemps que nous ne prendrons en compte qu'un seul indicateur, nous passerons à côté de tous les autres indicateurs de la santé de notre société : éducation, contexte social, environnement.
R. Colman suggère d' « infiltrer » ces cloisons, plutôt que de les « faire tomber ». Il faut commencer au niveau des gens et s'infiltrer subversivement par un exercice d'influences.
Développer une série intégrée de comptes rendus sur la santé de la population : capital humain, capital social et capital naturel.
Nous devons utiliser ce langage avec le ministère des Finances. Par exemple, dans notre rapport sur le coût des maladies chronique en Nouvelle-Écosse, nous avons examiné le poids économique de la maladie et créé une base de données. Dans cette province, les maladies chroniques coûtent trois milliards par année à l'économie, dont 60 % en perte de productivité et 40 % en dépenses directes de soins de santé.
Le travail non rémunéré n'apparaît nulle part dans le PIB (notre mesure du progrès).
Utiliser le langage « économique » ou « financier » pour décrire notre société constitue un outil ou une stratégie. Autrement, nos idées pourraient devenir dangereuses si elles étaient reprises par d'autres programmes.
Les coûts liés à la santé deviennent incontrôlables. Nous pouvons défendre la promotion de la santé en montrant que le fait ne pas investir dans ce domaine n'est pas une bonne décision d'affaires… et attirer soudainement leur attention.
Roy Romanow a proposé une formule pour dépenser davantage d'argent (du côté de l'offre). Il n'a pas regardé du côté de la demande. Nous devons faire tomber nos propres cloisons. Si nous nous tournons vers la demande, ils seront intéressés.
« La promotion de la santé est un investissement judicieux » , a déclaré la veille le ministre de la Promotion de la santé.

Faire tomber nos propres cloisons

C'est la partie la plus angoissante. Nous devons procéder à une évaluation hors de notre zone de confort, en chiffrant tout spécialement combien sont affectés.

Commencer par nous-mêmes

Bien comprendre la position et le raisonnement des autres.
Qui est laissé pour compte?
Quel est leur langage?
Devenir beaucoup plus incisifs politiquement pour engager la responsabilité des gouvernements. Actuellement, personne ne nous demande : « Si vous étiez élu(e), que feriez-vous pour combattre un taux d'obésité croissant? ». Personne ne demande non plus aux politiciens en place : « Depuis votre élection, … » (pensez à des exemples).

Changer de dialogue, changer de paradigme. On ne peut pas modifier rapidement la trajectoire d'un grand paquebot mais, petit à petit, on peut apporter des corrections et réaliser qu'on change de cap. La responsabilité constitue la pierre d'achoppement : il faut changer le dialogue et adapter le langage!

Conseils pour travailler avec le secteur privé

Ce sont les valeurs qui nous unissent. « Garantie des moyens d'existence, air pur, eau propre, populations en santé. » De nos jours, la responsabilité sociale est très populaire dans le secteur privé.

 

 
 
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